Chefs-d’œuvre

Le chef-d’œuvre dans la transformation de la voie professionnelle

L’intention de la transformation de la voie professionnelle est de redonner ses lettres de noblesse à l’enseignement professionnel. La réalisation d’un chef-d’œuvre synonyme d’excellence et de reconnaissance par les pairs (et donc de confiance), témoigne de savoirs, savoir-être et savoir-faire, et développe un sentiment d’appartenance à des communautés professionnelles.


Historiquement, le chef-d’œuvre est un terme médiéval (1268) : « œuvre capitale et difficile qu’un compagnon devait faire pour recevoir la maîtrise de sa corporation ». (Alain Rey, Dictionnaire culturel de la langue française, tome 1, p. 1459). Le chef-d’œuvre s’inscrit dans la tradition des compagnons du Tour de France. Aujourd’hui, ce terme n’est plus utilisé. Il a été remplacé par le « travail de réception ». Comme au temps du chef-d’œuvre, ce travail constitue un des rites de passage pour être admis dans le compagnonnage. Ce travail allie tout à la fois des qualités techniques et des qualités humaines, telles que la persévérance, le goût du perfectionnement, de la discipline, de la fraternité. Ces dimensions techniques et humaines sont évaluées lors de la réception du travail. L’apprenti pour réaliser l’objet choisi met en œuvre de multiples formes d’intelligence, de la conception à la réalisation en passant par l’accompagnement de ses pairs et maîtres.

TIMIDE - Un Film de Loïc Anot (1PCOM, 2018-2019)

Harcèlement scolaire.
Fan de Stanley Kubric et du monde de la cinématographie, Loïc a effectué ce projet en incluant de nombreux codes cinématographiques à son court-métrage. On retrouve des inspirations tirées de « La Vague » ou encore « American History X ».